Après un cancer, notre rapport à la nourriture change. Parfois de manière brutale, parfois en douce. D’ autant plus que la ménopause nous frappe en plein vol !
On lit, on entend,on nous répète, on intègre qu’il faut éviter le sucre, l’alcool, les produits laitiers, le gluten, la viande rouge, les plats préparés, le café, les tomates si on a de l’inflammation, les agrumes si on a de l’acidité… Bref : tout devient suspect. On n’ose plus rien manger…
Et surtout, on veut bien faire. Trop bien faire, même.
Alors on commence à dire non. À beaucoup de choses.
Mais ces “non” à répétition, si on ne les choisit pas vraiment, finissent par causer quelque chose en nous : de la frustration, un sentiment de privation, parfois même de l’angoisse.
Et on en a pas besoin, pas en ce moment…
J’ai traversé cette phase, moi aussi. Cette peur de mal faire, de provoquer la ”récidive”, cette culpabilité dès que je faisais 1 écart…Et puis j’ai compris une chose essentielle :
👉 Se nourrir, ce n’est pas cocher une liste d’aliments autorisés, c’est aussi nourrir son lien à la vie.
Alors j’ai décidé de faire mes propres choix. Maîtrisés, en conscience…
De dire non, oui , mais pour de vraies raisons.
Pas parce qu’il faut”, mais parce que je sens que mon corps en a besoin.
Pas pour me punir, mais pour me respecter. Et j’ai appris à dire oui… sans culpabilité. À choisir mes écarts avec bienveillance, pas avec honte.
Oui, je mange sainement la plupart du temps. Parce que ça me fait du bien, vraiment.
Mais je ne veux pas avoir peur d’un carré de chocolat partagé, d’une part de gâteau maison, d’un plat réconfortant mangé avec envie, ou d’un bon verre de vin.
Je veux rester dans l’intention, pas dans l’interdit.
Et si je fais un “écart”, je ne parle même plus d’écart. J’appelle ça un choix. Et je le savoure. Parce que je sais pourquoi je le fais.Aujourd’hui, mon assiette n’est plus une source d’angoisse car j’ ai pris conscience de ce qui me fait du bien. Même si un verre de vin déclenche des bouffées de chaleur, le bien être du moment qu’ il m’ apporte et ce qu’ il représente m’ apporte bien plus en contrepartie.
J’ ai trouvé un équilibre, mouvant mais sincère…
Je peux dire non sans frustration.
Je peux dire oui sans culpabilité.
Et c’est ça, pour moi, la liberté.
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