Manger en conscience, sans renoncer au plaisir.

Inflammation, articulations et traitements post-cancer

J’ai eu la “chance” de ne pas avoir tous les effets secondaires en même temps. Les douleurs articulaires, les raideurs, les crampes, les tensions musculaires sont arrivées sept mois après l’opération, soit environ quatre mois après la fin des traitements lourds (brachytherapy, ou Curietherapie).

Pourquoi ?

Les traitements hormonaux comme le tamoxifène ou les inhibiteurs de l’aromatase provoquent souvent un état inflammatoire chronique, que l’on soit encore sous traitement ou en post-traitement.

Ce n’est pas dans la tête, ce n’est pas “l’âge” : C’est un effet secondaire reconnu, mais souvent minimisé.

Et à ce sujet mesdames, je vous en prie : enlevez-moi cette expression de votre vocabulaire “c’est l’âge” ! Non, ce n’est pas l’âge.

Toutes les femmes ne sont pas égales face aux effets secondaires. Certaines n’ont jamais une bouffée de chaleur, d’autres vivent une pré-ménopause très tôt, parfois violente.

Donc non : ici, l’âge n’y est pour rien !

Je ne vais pas vous raconter d’histoires, je n’ai pas de baguette magique. Mais une chose est sûre : si l’alimentation ne fait pas tout…  elle peut vraiment atténuer l’intensité des douleurs. Et à l’inverse, elle peut aussi les renforcer, si on ne fait pas attention.

Un changement d’approche

J’ai donc vite compris que l’alimentation pouvait devenir une vraie alliée pour mieux vivre les effets secondaires (et même prévenir certaines rechutes). J’ai donc décidé de revoir ma façon de manger : elle avait toujours été “saine”, mais plus tout à fait adaptée à cette nouvelle donne…

Sans pour autant renier ce qui fait partie de mon identité : le goût des bonnes choses, le plaisir de cuisiner, de recevoir. Pas question de me nourrir uniquement d’épinards à la vapeur ou de courgettes à l’eau !

J’ai appris à écouter mon corps, à repérer ce qui me faisait du bien… ou du moins, pas de mal. J’ai aussi vite identifié les aliments “ennemis”.

J’ai mis l’accent sur davantage de légumes, de bons gras, d’aliments anti-inflammatoires. Et j’ai réduit le sucre drastiquement, mais sans sombrer dans la punition. Car oui, le sucre est notre ennemi ici…

Je ne vais rien vous inventer dans cette rubrique, mais je vous fais un petit récapitulatif des alliés et des ennemis à garder en mémoire. À adapter selon vous, vos réactions, vos habitudes, et surtout… sans vous punir !

Aliments pro-inflammatoires à éviter ou réduire :
  • Sucre raffiné, excès de gluten, produits ultra-transformés , 
  • Viandes rouges en excès, produits laitiers industriels
  • Huiles riches en oméga-6 (tournesol, maïs…), fritures
  • Alcool en excès (ou mal toléré pendant certaines périodes)
  • Cafeine, theine
Aliments anti-inflammatoires à intégrer plus souvent :
  • Fruits et légumes frais, surtout les fruits rouges, crucifères (choux fleur, brocolis,roquette, cresson, navet..), légumes verts
  • Poissons gras (riches en oméga-3), graines de chia, noix
  • Curcuma, gingembre, ail, herbes fraîches
  • Légumineuses, céréales complètes, huiles d’olive ou de colza
  • Thé vert, chocolat noir > 70%, épices variées (mais pas piquantes !)

Et puis : j’ai appris à manger en conscience.

Alors oui, ça peut paraître bête comme ça, mais vous avez tout à gagner à savourer, mastiquer, sans scroller votre téléphone, dans le calme si possible, et sans stress !

(Bon… pas toujours facile : on reste humaine, et réaliste !)


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