Résilience au Cancer : Partager l’Information et le Soutien

Le Traitement

Aujourd’hui, je n’ai rien à redire de mon accompagnement médical.

Mes oncologues, les infirmières, l’équipe au bloc… tous ont été formidables. Et j’ai été opérée seulement trois semaines après le diagnostic, avec une seule cicatrice.
Mais c’est après que les questions sont venues.
J’ai eu un cancer hormonodépendant. Ce qui veut dire : arrêt immédiat de mon traitement hormonal pour la ménopause.
Un traitement que je supportais parfaitement et qui me permettait une qualité de vie optimale.
Et puis :
Tamoxifène pour 5 ans, ou Hormonothérapie (traitement anti hormones)
Je n’en mesure pas tout de suite les conséquences. Puis vient la réalité.
Dès le lendemain de la première prise, les bouffées de chaleur s’invitent – puissantes, violentes, en plein été espagnol : L’enfer !

Je pose des questions, je cherche des solutions. L’unique chose que l’on ose proposer… une tisane de camomille. Et d’éviter le stress.
Sérieusement ? Bienvenue dans mon monde! Comment vous évitez le stress vous ?

Le Vrai Defi

C’est là que commence le vrai défi.
Je réalise que, malgré toute la bienveillance des médecins, il y a un énorme vide quand il s’agit de mieux vivre les effets secondaires au quotidien. Du moins dans mon cas…si Associations il y avait, on ne m’ en a pas parlé, on ne m’ a rien proposé…
Alors j’ai commencé à chercher. À lire. À tester. À me documenter. À questionner autour de moi.
C’est pour ça que j’ai décidé de créer ce blog :

 Résilience & Renaissance

Un espace pour partager, informer, rassurer, expérimenter.
Pas pour me plaindre, ni faire peur.
Mais pour dire:
« Voilà ce que j’ai traversé. Voilà ce qui m’a aidée. Voilà ce que je découvre chaque jour. »
Parce que nous sommes nombreuses à vivre ces montagnes russes. Et qu’à plusieurs, on peut trouver des chemins plus doux, plus éclairés.
J’ai eu beaucoup de chance, vraiment. Mon parcours a été relativement simple comparé à d’autres, et je remercie ma bonne étoile.
Mais si moi, avec ce cadre favorable, j’ai traversé des moments de doute, de solitude, de peur, de questionnements intenses… alors je n’ose imaginer ce que vivent tant d’autres femmes confrontées à des traitements plus lourds, plus longs, plus invasifs.
C’est aussi pour elles, pour vous, pour nous toutes que j’ai voulu créer cet espace. Pour ne pas rester seules face à tout ça. Pour partager des pistes, du vécu, des ressources. Et peut-être un peu de lumière